Ça commence fort ! De l’inédit, mesdames, messieurs. Figurez-vous qu’au moment de la pause repas, alors que l’humeur, en dépit de l’humidité ambiante, est des plus riantes, voire même badine (« On nous emmène en Bretagne là »), deux joyeux drilles, échappés à la vigilance de leurs professeurs, ne trouvent rien de mieux à faire qu’un petit tour… d’ascenseur : ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, c’est riche en sensations. Un creuset d’émotions. Sauf que la machine, face à un tel engouement, s’enraye inévitablement et refuse d’ouvrir ses portes. Voici comment nos deux compères se retrouvent coincés dans un espace exigu, tels deux poissons à l’intérieur d’un bocal. Le personnel de l’aire autoroutière, mobilisé en masse pour l’occasion et épaulé par la hotline d’Otis, parvient vaillamment à les délivrer au bout de 25 looongues minutes. Rassurez-vous, ils n’ont pas eu le temps de sécher et se sont même pris une sacrée douche de colère et de remontrances. Le coup de l’ascenseur quand même…
Sinon, tout roule. Le bus fend la pluie, la nuit et même la Promenade des Anglais où Benjamin, le chauffeur qui nous supportera tout au long du séjour, s’empare du volant. C’est beau, c’est chic, Nice, mais en sortir pour rejoindre l’autoroute n’est guère aisé. A nous donc la route littorale jusqu’à Menton ! Monaco scintille, les virages s’enchainent et les petits estomacs pleins de chips et de soda se tordent au rythme de l’ascension. Pas de drame néanmoins. Le Tic-Tac à la menthe polaire fait des miracles et la pause au grand air d’Italie répare tout.
00H48 : Groupe assoupi. Les discrets chuchotements des uns ne couvrent pas même les ronflements des autres (j’vous jure !). On n’est pas à l’abri d’une bonne nuit de sommeil.









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