8h15, dans une bourgade de Toscane, point de longue colonne de valises qui serpente le long de la route sous les cris stridents des professeurs : « Serrez à droite », « Vite, vite » ou autres « Allez, allez ». Non, ce matin, le chargement du bus s’effectue aux pieds de l’hôtel. Magnifique. Sauf que le bus est long, l’espace étroit et le demi-tour indispensable. 10 cm de chaque côté. Nous retenons notre souffle. Mme Delmas s’improvise sémaphore et, avec force grands gestes, guide minutieusement le chauffeur qui parvient, au prix d’une belle suée mais sans égratignure, à s’extirper de cette manœuvre plutôt serrée. Ouf ! Applaudissements. Route vers Florence.
Les émotions s‘enchainent ce matin. Au moment du premier comptage par groupe, sur la place Santa Croce, deux élèves manquent à l’appel. Classique. Sauf que l’œil désormais habitué et aguerri du professeur ne les détecte pas : elles se sont bel et bien volatilisées. Montée d’adrénaline. Leurs camarades assurent toutefois les avoir vues ici quelques minutes plus tôt. Et, en effet, nous les apercevons. Pressées d’aller faire du shopping et jugeant inutile d’écouter les consignes, les demoiselles se trouvent paisiblement devant une échoppe à se demander qui de David ou de Persée ornerait le mieux le frigidaire familial. Soulagement. Colère. Ça crie. Ça pleure. Tant pis. Grrrrr
Nous poursuivons et nous nous
divisons. Pendant que les uns partent à l'assaut du point culminant de la ville,
les autres se rendent à la Galerie des Offices. Aux premiers s’offre un
panorama époustouflant sur la cité des Médicis, aux seconds une collection extraordinaire
de chefs d’œuvres italiens, où les Vierge à l’enfant côtoient les Méduse
et autres Vénus. Les deux visites s’effectuent dans des conditions fort
agréables. Nos adolescents sont parfaits et se montrent tout aussi gourmands face à Botticelli que devant une crème glacée. Tout le monde est satisfait. Personne ne crie à l'injustice.
Reprise de la balade urbaine. La place du Duomo éblouit par la taille et l’harmonie de son architecture, la coupole de la cathédrale et ses trompes-l ’œil colorés ne laissent personne indifférent, le Ponte-Vecchio se traverse sans encombre et sans émotion (« Y a que des bijoux ») et les temps libres ravissent les jambes fatiguées et les bourses encore pleines. Bracelets, magnets, porte-clés, plâtres, tee-shirts : Florence, c’est le paradis du souvenir et des vendeurs à la sauvette – voyez, chers élèves, qu’il ne s’agit que d’une expression et que nous ne sommes nullement allés à « La Sauvette » !!!
Dernier repas dans une pizzeria où nous dégustons véritablement des pizzas - les premières, les uniques du séjour. Délicieux, sans traitrise. La nuit tombe, les esprits s’échauffent et les chorégraphies s’enchainent sur la place Santa Croce, sous le regard et les encouragements des passants.
Retour au bus. Ciao Florence, ciao l’Italie.
1ère série de photos :
Piazza Santa Croce
Piazza della Signoria
Galerie des Offices
Loggia dei Lanzi
Place du Duomo
Coupole du Duomo
Ponte Vecchio
Palais Pitti
Route vers la pizzeria
Piazza Santa Croce
Selfies avec Benjamin
2ème série de photos - Promenade sur les hauteurs de la ville
3eme série de photos
3eme série de photos













































































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